Les masques et les danses narratives

Les masques et les danses masquées se sont développés en Corée à l’époque de la préhistoire. Les masques, connus sous le nom principal de Tal et comportant un voile pour cacher les cheveux, étaient utilisés à deux fins : artistique ou religieuse. Les masques religieux étaient principalement utilisés pour l’exorcisme et les processions funéraires et bon nombres de ces masques finirent enterrer avec leur propriétaire chamane. Les masques purement artistiques étaient utilisés pour les danses et réprésentations théatrales.

Les masques sont généralement fait d’une seule pièce, mais certains très spécifiques comportent des parties mobiles. Ils existent différentes sortes de masques. Notamment ceux de la région d’Hahoe où les masques sont faits de bois et sont très expressifs. Nous vous conseillons ainsi de visiter le village d’Andong et ses environs, si vous avez l’occasion de faire du tourisme en Corée. Sinon, généralement, ils sont faits de papier, de bois, de cabelasse et de fourrure, facilement fabriqués et légers à porter.

On peut aussi distinguer les masques expressifs sensés refléter la physionomie coréenne avec des traits plus grossiers et très colorés. Ces masques étaient portés lors de représentation en soirée autour d’un feu de bois, d’où la nécessité des couleurs vives, et les masques moins éclatant servant la journée lors de manifestations religieuses. Les couleurs sont principalement utilisés dans le but de personnifier les personnages (le noir = personnage agé, hiver ; rouge = personnage jeune, été ; le blanc = femme), mais certains masques prennent aussi des traits d’animaux ou de personnages mythologiques et folkloriques.

Les danses narratives masquées sont des danses, qui se sont développées surtout pendant l’ère Choseon, où étaient mis en scène les malheurs et les fardeaux des gens du commun méprisé par les membres de l’aristocratie, et étaient vraiment très satyrique. Pour mieux se rendre compte de l’atmosphère de ses danses, nous vous invitons à regarder le film « Le Roi et le Clown » sorti en 2005. Le Yangban (l’aristocratie) était toujours assez ridiculisé comme on peut le constater grâce aux déformations des traits de leurs masques. Ces pièces satiriques ridiculisaient aussi les moines bouddhistes et les chamanes, et parfois les concubines. Les textes sont de traditions orales donc sont très flexibles et sujets assez facilement à une certaine dose d’improvisation, ce qui fait toute la richesse de ce genre « théatral ». Mais le dialogue n’était pas toujours nécessaire, le talent de mime et la valeur expressif du masque pouvant suffir amplement.

Les danses narratives coréennes étaient toujours interprétés à l’extérieur, les acteurs étaient tous des hommes jusqu’à ce que bien plus tard les Gisaeng, maîtresse des arts, ne les rejoignent. Ces danses étaient aussi accompagnées d’instruments (à vent, à cordes, à percussion) jouant des airs plutôt énergiques. Enfin le public aussi participaient beaucoup et ils n’étaient pas rares que les spectateurs se mettent à danser avec les acteurs pour le final.

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